L’Écrit : comme une ode initiatique

En montant à bord de l’autobus jaune de l’Ubus Théâtre pour assister à une représentation de L’Écrit, le temps s’arrête. Dans ce cocon feutré et intime, le public est convié corps et âme à écouter une fable marionnettique d’une infinie tendresse. Les interprètes de la production, Agnès Zacharie et Pierre Robitaille, y accueillent leurs hôtes en toute quiétude, créant des vibrations propices un état idéal de réceptivité. L’ensemble de l’espace scénographique — décor, musique et lumière —, concocté par Vano Hotton, Pierre Robitaille, Pascal Robitaille et Henri Louis Chalem, prête au recueillement et à la concentration. Avec L’Écrit, l’expérience théâtrale est totale, le spectateur étant d’emblée aspiré dans cet univers fusionnel.

Casteliers 2022 : Coucou – Joyeux dérèglement!

C’est avec Coucou, la production rigolote et ludique de l’artiste montréalais Graham Soul que s’est clôturé CASTELIERS 2022, par un dimanche aux doux accents printaniers. Cette douceur s’est glissée jusque sur la scène du Théâtre Outremont, où la pièce a fait surgir l’imprévisibilité et le fantastique au sein d’un quotidien réglé… comme une montre suisse. C’est le moins qu’on puisse dire !

Casteliers 2022 : Bois – Toute la magie du théâtre de marionnettes

Avec Puzzle Théâtre, on est assuré d’un bon spectacle. Et Bois, la nouvelle création de la compagnie ne déçoit pas ; au contraire, il s’agit certainement là d’une des productions les plus intéressantes et les plus abouties de la compagnie.

Casteliers 2022 : Racontars arctiques – L’irrésistible charme brut du nord

Le long passage du temps suit sa propre cadence là-haut, au nord du 73e parallèle, au milieu du siècle dernier. Des hommes solitaires, mi-ours mal léchés, mi-oies sauvages, trouvent dans leurs petites cabanes un refuge contre les vents froids et l’âpreté du paysage du Groenland. Le temps y est long entre deux chasses, et les voisins de cabane peuvent aussi bien devenir une tribu soudée dans l’adversité qu’une nuisance dont on se passerait bien…

Casteliers 2022 : L’histoire à finir de Jimmy Jones et de son camion céleste – Je t’aime papa

Depuis le temps que le Théâtre de la Pire Espèce roule sa bosse, l’équipe parvient encore à nous surprendre et à nous charmer avec ses productions. Après les très réussis Contes zen du potager et l’hypnotique Effet Hyde, la barre était haute, mais L’histoire à finir de Jimmy Jones et de son camion céleste relève le défi, dans un registre encore une fois totalement différent.

FIAMS 2021 : Quatre jours et 18 représentations plus tard…

« Pour ma dernière journée au FIAMS, j’ai décidé de prendre ça relax… » Non, je rigole! Pourquoi passer la semaine au festival si ce n’est pas pour en profiter pleinement? De 10h à 22h, mon vendredi a été plus que chargé, me faisant sortir d’un univers esthétique pour me plonger aussitôt dans un autre, totalement différent. Des souvenirs d’une petite réfugiée à un étrange cauchemar poilu, en passant par de longs jours en mer aux côtés d’un tigre, par les quatre saisons d’un éléphant rose et par les notes éclatées d’un piano-castelet, l’espace et le temps se sont plus d’une fois contractés au cours de cette journée.

FIAMS 2021 – S’apprivoiser au troisième jour

En cette troisième journée du festival, il faut l’avouer, j’ai un peu fait l’école buissonnière, question d’avoir le temps d’écrire sur les spectacles vus la veille. C’est qu’on en voit, en une seule journée ; à la fin du circuit, j’ai la tête qui dodeline. Il s’en est fallu de peu, d’ailleurs, qu’en fermant les yeux en après-midi, je dorme jusqu’au lendemain : pas facile la vie de festivalière! Ce jeudi fut malgré tout bien rempli. Dès le matin, j’ai eu le temps de m’envoler avec la nouvelle proposition du Théâtre à l’Envers, puis de visiter une exposition où le minuscule s’évadait dans des décors familiers. En soirée, j’ai observé la quête identitaire d’une statue puis assisté à une courte forme presque charnelle.

FIAMS 2021 – Au deuxième jour, suivez les flèches

Pour cette deuxième journée, le FIAMS m’a réservé tout un programme, qui commence dès 9h30 avec les jolis mots et images de Sylvie Gosselin et se termine avec les concepts scientifiques savamment vulgarisés par Antonia Leney-Granger, tout en faisant un arrêt poétique pour les rêveries fantaisistes des Sages Fous. Un long parcours à la rencontre d’êtres iconoclastes issus d’esprits fertiles. En route!

FIAMS 2021 – Premier jour au royaume de la marionnette

Bien installée dans ma chambre d’hôtel à Chicoutimi, j’attends le décollage imminent de mon premier Festival international des arts de la marionnette. Le temps maussade et frais n’invite guère à l’exploration de la ville, plutôt tranquille par ailleurs, mais la magie de la marionnette viendra égayer tout ça! Ma première journée en ce royaume se déroulera sous les auspices épiques de Furioso et celles poétiques d’Acupunk.

Casteliers : en attendant le printemps culturel

L’an dernier à pareille date ou presque, je voyais sans le savoir mon dernier spectacle «en présentiel» avant plusieurs mois; un spectacle pré-pandémique dans un Théâtre Outremont bien rempli, qui abordait les thèmes on ne peut plus à propos des technologies, de la consommation et de l’écologie. C’était au dernier jour du Festival de Casteliers, et la fierté et le soulagement s’entendaient dans le discours que la directrice artistique Louise Lapointe avait livré après cette dernière représentation. Bien peu d’entre nous se doutaient de ce qui nous attendait quelques jours plus tard.