ville de Montréal

Les Murailles : À la rencontre du père

Une femme, jeune mère, urbaine, s’envole la tête remplie de questions et de doutes vers le nord de la Côte-Nord, vers La Romaine et ses grands chantiers, à la rencontre d’un père qu’elle a peu vu, un père qui, quand il revenait auprès de sa famille, lui apparaissait comme un étranger.

Casteliers 2022 : Coucou – Joyeux dérèglement!

C’est avec Coucou, la production rigolote et ludique de l’artiste montréalais Graham Soul que s’est clôturé CASTELIERS 2022, par un dimanche aux doux accents printaniers. Cette douceur s’est glissée jusque sur la scène du Théâtre Outremont, où la pièce a fait surgir l’imprévisibilité et le fantastique au sein d’un quotidien réglé… comme une montre suisse. C’est le moins qu’on puisse dire !

Casteliers 2022 : Bois – Toute la magie du théâtre de marionnettes

Avec Puzzle Théâtre, on est assuré d’un bon spectacle. Et Bois, la nouvelle création de la compagnie ne déçoit pas ; au contraire, il s’agit certainement là d’une des productions les plus intéressantes et les plus abouties de la compagnie.

Casteliers 2022 : Racontars arctiques – L’irrésistible charme brut du nord

Le long passage du temps suit sa propre cadence là-haut, au nord du 73e parallèle, au milieu du siècle dernier. Des hommes solitaires, mi-ours mal léchés, mi-oies sauvages, trouvent dans leurs petites cabanes un refuge contre les vents froids et l’âpreté du paysage du Groenland. Le temps y est long entre deux chasses, et les voisins de cabane peuvent aussi bien devenir une tribu soudée dans l’adversité qu’une nuisance dont on se passerait bien…

Casteliers 2022 : L’histoire à finir de Jimmy Jones et de son camion céleste – Je t’aime papa

Depuis le temps que le Théâtre de la Pire Espèce roule sa bosse, l’équipe parvient encore à nous surprendre et à nous charmer avec ses productions. Après les très réussis Contes zen du potager et l’hypnotique Effet Hyde, la barre était haute, mais L’histoire à finir de Jimmy Jones et de son camion céleste relève le défi, dans un registre encore une fois totalement différent.

UTEI – Récit d’un survivant : Briller comme l’étoile du matin

Pendant des décennies, de la fin des années 1800 jusqu’en 1996, quand le dernier pensionnat autochtone a fermé au pays, nous avons collectivement refusé d’entendre les témoignages des survivants. Pendant des années, des membres des Premières Nations ont souffert, en intériorisant la violence contre leur peuple, leur culture, leur identité et même leur humanité ; jusqu’à il n’y a pas si longtemps, leurs histoires nous paraissaient lointaines, sans visages et sans noms. Mais depuis quelque temps, un changement s’opère, on s’indigne de plus en plus des mauvais traitements subis, on se scandalise de la découverte de tombes d’enfants, disparus, mais jamais oubliés par leur famille à qui ils avaient été enlevés.

That moment – Le pays des cons : L’humour moldave à l’assaut de la corruption

Alors que pleuvaient les bombes et les tirs d’artillerie russes sur le territoire et les citoyens terrés de l’Ukraine, il y avait quelque chose d’un peu surréaliste à se rendre à la salle Fred-Barry cette semaine pour voir la nouvelle création du Théâtre de l’Opsis.

Au sommet de la montagne : là où histoire et fiction se croisent

Marquant la réouverture du Théâtre Duceppe après sa fermeture en décembre dernier, Au sommet de la montagne, première version québécoise jamais présentée de la pièce originale The Montaintop écrite par la dramaturge américaine Katori Hall et traduite de l’anglais en québécois par Edith Kabuya, se veut une fiction relatant les dernières heures de la vie de Martin Luther King. Porté à la scène par Didier Lucien, incarnant le célèbre personnage historique, et Sharon James, la mystérieuse femme de chambre qui lui sert de compagnie, le spectacle mis en scène par Catherine Vidal prend place dans la chambre d’hôtel 306, la nuit du 3 avril 1968, à Memphis, où le pasteur King s’affaire à préparer son prochain discours qu’il ne pourra malheureusement jamais livrer.

Quand nous nous serons suffisamment torturés : réflexion sur le pouvoir

Christian Lapointe a entamé un grand travail de réflexion lorsqu’il s’est attaqué à la pièce de Martin Crimp, When We Have Sufficiently Tortured Each Other. Présentée à Londres en 2019 avec Cate Blanchett en tête d’affiche, la pièce avait été sévèrement critiquée. Tandis que certains l’avaient trouvé ennuyeuse, d’autres lui reprochaient d’être offensante. Le metteur en scène et pédagogue québécois nous propose une version nuancée qui pose beaucoup de questions et qui propose une réflexion importante sur le pouvoir, les rôles genrés archaïques, le consentement et… les biais de l’auteur.

Entre dumplings et musique : un réalisme qui rend nostalgique

Présentée pour la première fois sur scène à la Licorne en 2017, la création de Mathieu Quesnel et Nathalie Doummar L’amour est un dumpling revient en format « Vidéo Sur Demande » (VSD) sous la réalisation de Stéphane Laporte avec un épilogue en prime. Pour les besoins de la captation, la scène du Théâtre Duceppe est transformée en salle à manger d’un restaurant asiatique où de vrais dumplings sont servis par une énigmatique propriétaire. Toujours secrètement amoureux l’un de l’autre, Claudia et Marc s’y retrouvent, le temps d’un repas, après des années sans s’être parlé. À travers leur échange où l’humour et le drame s’entrecroisent tout en étant entrecoupés de moments musicaux, ils se rappellent leur insouciante jeunesse, leurs rêves abandonnés et évoquent leur désir de fuir leur vie désormais remplie de responsabilités.